Présidentielle 2027

Six présidences possibles, de 2027 à 2033

Qui entre à Matignon, quelle première crise, quel bilan à la veille de l’élection suivante ? Les deux romans de Léon Calmn suivent six présidences imaginaires, du soir du second tour de 2027 aux cent derniers jours du mandat. Voici leurs repères, côte à côte.

Les six scénarios en un coup d’œil
PrésidenceÀ MatignonPremière crise, 2027À cent jours de la fin, 2033
Raphaël GlucksmannRéparer sans rompreÉlise VautrinUn site industriel menacé à MontrevalDes drones frappent un site français en Roumanie
Sarah KnafoLa rupture par le systèmeMarc DelmasUne panne bloque les démarches des indépendantsLe gaz manque, un détroit se ferme
Marine Le PenGouverner sans se renierClaire MontfortUn naufrage dans la MancheUn sommet européen sur l’industrie
Jean-Luc MélenchonLe choc de la ruptureClaire DumasUne vague de chaleur fragilise le réseau électriqueUne fuite massive de capitaux
Édouard PhilippeLa République du redressementAgnès RavelUne panne paralyse les lignes régionalesLa colère devant les caisses sociales
Bruno RetailleauL’ordre comme méthodeHélène VautrinDes violences après un tournoi sportifLe drame de l’A16

Les Premiers ministres et tous les personnages secondaires sont fictifs. Les candidats sont présentés dans l’ordre alphabétique.

Raphaël Glucksmann

2027, Réparer sans rompre. Une victoire de centre gauche arrachée dans la fatigue, une coalition improbable et un mot d’ordre : réparer sans rompre, pièce par pièce.

2033, La guerre aux portes de l’Europe. Écoles rénovées, soignants mieux payés, trains régionaux : il allait parler du bilan de la réparation. Puis trois drones frappent le terminal de Constanța, où des techniciens français travaillaient pour l’Ukraine.

Sarah Knafo

2027, La rupture par le système. Une victoire qui ne ressemble à personne, et une promesse : la rupture par le système. Reste à décider si le système est un adversaire, un outil, ou les deux.

2033, La présidente qui voulait aller vite. Autorisations supprimées, entreprises créées plus vite, trésorerie rendue aux PME : elle voulait dire que le pays respirait. À 5 h 40, le gaz manque et un détroit se ferme.

Marine Le Pen

2027, Gouverner sans se renier. Une victoire nette, une Assemblée sans majorité et une question qui revient chaque matin : comment gouverner sans se renier, et sans casser ce qu’on a promis de bousculer ?

2033, Le poids de la normalisation. Le discours de bilan est prêt : usines revenues dans l’Est, comptes publics moins dégradés que prévu. Puis Bruxelles avance un sommet décisif, et la présidente de la souveraineté doit choisir entre sa ligne et ses usines.

Jean-Luc Mélenchon

2027, Le choc de la rupture. Élu de peu, place de la République noire de monde. Le nouveau président sait que l’énergie qui le porte peut devenir une impatience impossible à satisfaire.

2033, La rupture confrontée à l’État. Petites retraites relevées, recrutements à l’hôpital, cantines à tarif social : le bilan devait se dire au présent. Puis un projet de décret sur le contrôle des capitaux fuite, et l’argent commence à partir.

Édouard Philippe

2027, La République du redressement. Une victoire nette mais sans déferlante, et une méthode : remettre la France en état de marche, sans humiliations ni faux raccourcis. Reste à savoir combien de temps les Français accordent du crédit à la vérité budgétaire.

2033, La réussite froide. La France produit davantage, la dette s’est infléchie, des usines ont rallumé leurs machines. Le bilan est bon. Mais un matin, des rassemblements silencieux apparaissent devant vingt-sept caisses régionales.

Bruno Retailleau

2027, L’ordre comme méthode. Élu sur une promesse d’autorité, il découvre dès le premier soir que gagner n’est pas commander. L’ordre devra passer par le Parlement, les juges, les budgets et les administrations.

2033, L’autorité qui ne suffit pas. Cambriolages en baisse, justice plus rapide, brigades rurales rétablies : le bilan de l’ordre est prêt. Le matin même, une opération d’interception tourne au drame sur l’A16.

Ce que les six présidences ont en commun

Les priorités divergent : l’autorité, la réduction de la dépense, la souveraineté, la réparation sociale ou la rupture ne protègent pas les mêmes personnes et ne prennent pas les mêmes risques. Mais les six présidences rencontrent les mêmes limites : une Assemblée que l’élection présidentielle n’efface pas, des finances publiques qui obligent à choisir, des administrations qui transforment les annonces en procédures, une Europe à la fois contrainte et espace de négociation.

Aucun de ces récits ne prédit le résultat de 2027, et aucun ne prend parti. Ils racontent ce qu’une victoire permet, et ce qu’elle ne permet pas. Pour les règles réelles, voir notre guide Que se passe-t-il après l’élection présidentielle ? et le calendrier de la présidentielle 2027.

Les deux tomes sont disponibles sur Kindle.